GESTION MÉDICALE DE LA MALADIE RÉNALE

Quand apparait la modification de la fonction rénale avec l’âge, il faut mettre en place une médecine de la « fragilité » pour s’adapter à la nouvelle normalité du chien et du chat âgés. Une gestion médicale appropriée associée à un engagement motivé du propriétaire permettent de prolonger la vie des chats et des chiens atteints de maladie rénale chronique de manière significative. L’objectif vise à traiter les complications et les affections intercurrentes et à ralentir la progression du dysfonctionnement rénal.   

 

L’alimentation

Une alimentation spécifique est un élément critique dans la gestion de la maladie rénale chronique du chat et du chien. Elle peut améliorer la qualité de vie et prolonger la survie de l’animal. La quantité de protéines doit être limitée mais ces protéines doivent être de bonne qualité. L’alimentation doit être restreinte en phosphore et sodium mais supplémenté en potassium.

Appétence

Il faut aussi s’assurer que le chat et le chien mange cette nourriture pour son bien-être et qu’il ne la vomisse pas. Des aliments appétant et des stimulants de l’appétit comme la mirtazapine peuvent être prescrits. En cas de vomissement des pansements digestifs, antiacides, le maropitant ou le métoclopramide peuvent être indiqués. Pour tout médicament il faut faire attention à la dose en cas d’élimination par le rein.

Hydratation

Si la consommation d’eau n’est pas suffisante la déshydratation apparait ainsi qu’une crise urémique. Il faut donc s’assurer que le chat boive suffisamment pour éviter l’hospitalisation avec une fluidothérapie par voie intraveineuse ou sous cutanée en cas de chronicité.

 

Les aliments complémentaires contenant des vitamines, des acides gras insaturés oméga 3 et des antioxydants ( vitamine E, SAMe) doivent aussi faire partie du traitement. Les concentrations en acides aminés comme la  L-arginine, la glycine et le glutamate dans le sang sont anormales chez les animaux et humains souffrant de maladie rénales chroniques en comparaison avec ceux ayant une filtration rénale normale. Par exemple la réduction en concentration en arginine correspond à une augmentation dans le sang de créatinine, un marqueur biologique de l’insuffisance rénale. Des chats (67) atteints de maladie rénale chronique traités pendant 104 jours avec le mélange d’acides aminés (L-arginine, L-acide aspartique, L-acide glutamique, glycine, l-histidine) et de dipeptide L carnosine  AB070597 ont montré une diminution significative de la créatinine sérique ainsi qu’une réduction significative du stade de la maladie rénale mesuré par la classification internationale IRIS ( Archer J.D. 2019 Research Journal for Veterinary  Practitioners  7 (2) 39-52).  De plus la concentration en phosphore a baissé chez les chats traités alors qu’elle a augmenté chez les animaux témoins. Enfin en culture in vitro de cellules épithéliales de tubule rénal, le dipeptide L carnosine et le mélange acides aminés- dipeptide AB070597 augmentent significativement l’expression de BMP-7 ou Bone Morphogenic Protein -7  (Archer J.D. 2019). La protéine BMP-7 interfère avec l’action du TGF B-1 (Transforming Growth Factor B-1) impliquée dans la fibrose tubulointerstitielle rénale associé avec la détérioration de la fonction rénale.

 

Le traitement médical

La gestion de la maladie rénale chronique est souvent complexe et doit tenir compte du chat et du chien et de son propriétaire. La mise en place du traitement dépend du Stade IRIS, des signes cliniques et du bilan sanguin. Ce qui peut être bénéfique pour un chat ou un chien peut être toxique pour un autre. Le tableau ci-dessous résume brièvement les différents traitements qui peuvent être mis en place par le vétérinaire traitant.

Gestion de la maladie rénale chronique du chien et du chât

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