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Les sentinelles de l’Amazonie

Environnement , Le droit au respect des animaux et de la nature - xfargetton - 31/10/2011 - 0 Comments

Nos forêts sont nos poumons. Elles absorbent le dioxyde de carbone de l’air et le stockent dans le bois et le sol. Lorsque nous les détruisons, nous relâchons dans l’atmosphère leurs réserves de carbone et nous nous privons de leur capacité à épurer l’atmosphère. La Colombie, qui accueille une base de développement d’Arcanatura, a installé au cœur de l’Amazonie un laboratoire vivant pour comprendre l’évolution à long terme de la forêt afin de mieux la préserver. Prenons soin de nos poumons !

Les forêts renferment plus de carbone que toute l’atmosphère de la planète. Les plus grandes réserves sont en Amérique Latine, huit fois plus importantes que celles d’Europe. Les changements climatiques modifient leur éco- système, certaines espèces d’arbres souffrent, de nouveaux insectes apparaissent, propageant des maladies inconnues jusque là. Il est vital que nous comprenions cette évolution pour mieux protéger les poumons de la planète. C’est une immense responsabilité qu’endossent les pays d’Amérique Latine.

La Colombie a installé au cœur de l’Amazonie, qui recouvre une large partie de son territoire, un laboratoire vivant qui va surveiller, analyser, scruter l’évolution de la forêt sur cent ans. Il s’agit d’une parcelle de 25 hectares qui abrite mille cent quinze espèces végétales identifiées et cartographiées. Elle est située dans le parc national d’Amacayacu. Pour s’y rendre, il faut prendre un vol jusqu’à Laeticia à l’extrême sud de la Colombie, naviguer sur l’Amazonie et s’enfoncer à pied dans la forêt vierge. Le programme est mené par les chercheurs de l’Institut Amazonique de Recherche Scientifique (Sinchi) de l’Université Nationale, en collaboration avec la Communauté Indigène des Palmeras.

Nous devons nous solidariser avec les pays d’Amérique Latine pour la protection des forets de l’Amazonie dont toute l’humanité profite. D’après Tony Juniper du projet “Rainforest”, le coût pour conserver une tonne de carbone séquestrée dans les forêts est  deux cent fois plus faible que le coût que nous payons en Europe pour réduire notre émission de carbone d’une tonne. Renversant!

 

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