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Nos Animaux, le Soja et la Déforestation de l’Amazonie

Environnement , Le droit au respect des animaux et de la nature - xfargetton - 30/12/2011 - 0 Comments

L’assemblée générale de Nations Unis avait proclamé 2011  « Année Internationale de la Forêt ». Nous aurons perdu prés de 13 millions d’hectares de forêt cette année dont une grande partie en Amazonie. En cause dans cette partie du monde, l’expansion de la culture du soja pour nourrir nos animaux en Europe: une mécanique infernale de déforestation que nous pouvons enrayer avec la recherche scientifique, des initiatives internationales, une prise de conscience des acteurs économiques et nos choix responsables de consom’acteurs.

L’assemblée générale de Nations Unis avait proclamé 2011 « Année Internationale de la Forêt ». Nous aurons perdu prés de 13 millions d’hectares de forêt cette année. A cet égard, l’Amérique Latine est emblématique car elle rassemble une grande partie des réserves mondiales avec l’Amazonie et qu’elle a enregistré les plus grandes pertes de forêt au monde depuis 1990. Dans cette région, deux des principaux facteurs de la déforestation sont l’expansion de la culture du soja qui est largement exportée vers l’Europe pour nourrir nos animaux d’élevage et la progression des fermes de bovins. Cette année, les échanges mondiaux de tourteaux de soja vont atteindre un record historique de 60,2 millions de tonnes poussés notamment par une forte demande Européenne et le Brésil demeure le plus grand exportateur au monde de viande bovine. Nous avons donc encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’atteindre l’objectif de Zéro Déforestation Nette, un impératif écologique et social.

 

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Le mécanisme de déforestation de l’Amazonie lié au soja et à l’élevage est parfaitement connu. En Europe comme aux États-Unis, nous avons fait évoluer l’alimentation de nos animaux d’élevage vers des systèmes complétement dépendants du soja pour sa richesse en protéines créant une demande sans précédent pour cette plante oléagineuse. L’Amérique Latine qui dispose d’une immense frontière agricole s’est emparé de cette opportunité, sans retenue. De quelques dizaines de milliers d’hectares consacrés au soja dans les années 70, cette culture occupe maintenant plus de 40 millions d’hectares dont une partie significative est plantée avec du soja transgénique , envahissant la savane, la forêt primaire puis la forêt tropicale. Facteur aggravant pour la déforestation, l’avancé du soja repousse l’élevage de bovins, autre fer de lance de l’agriculture brésilienne, vers des zones boisées qu’il faut abattre pour faire de la place. Enfin, produire du soja et élever des bovins dans des zones de plus en plus reculées  demandent des infrastructures et des voies de communication  qui contribuent également à la déforestation générale. Sans un commentaire, sur des images saisissantes, partez au Brésil avec le film ALMA (« âme »en espagnol) de Patrick Rouxel que vous pouvez télécharger gratuitement. Vous serez transportés dans cette terre magique d’Amérique Latine et serez les témoins de l’enchainement infernal qui conduit à la déforestation de l’Amazonie et dont le point de départ se trouve à des milliers de kilomètres de là.

 

 

Les solutions existent. Elles sont multiples. Tout d’abord, la recherche scientifique et agronomique doit être réorientée vers le développement de systèmes de production respectueux des ressources naturelles. Le soja n’est en rien une fatalité pour l’alimentation de nos animaux. Les travaux de Pierre Desbrosses ont montré par exemple  tous le bénéfices du lupin, une plante protéagineuse que nous pouvons cultiver en Europe, pour remplacer de façon très avantageuse le soja. Ensuite, les initiatives gouvernementales ou d’ONGs comme le Fond International contre la Déforestation, ont certainement leur place dans l’arsenal des mesures.  La prise de conscience spontanée ou provoquée des acteurs économiques est absolument indispensable. Et enfin, nous, les consom’acteurs pouvons avoir une influence phénoménale que nous commençons à peine d’exercer: par exemple changeons nos habitudes alimentaires, exigeons des étiquettes « nourri sans utilisation d’OGM » …

 

 

Allez encore un effort ! La situation est grave mais pas désespérée!  Que suggérez-vous ? Contactez-nous.

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