L’ESPOIR NÉ DU CAS JASPER

Nous vous rapportions la semaine dernière que deux équipes de recherche de l’Université de Cambridge en Angleterre avaient fait remarcher Japser, un teckel paralysé des pattes arrière suite à une lésion de la moelle épinière. Spectaculaire ! Comment ont-elles fait ? Quels espoirs pouvons nous  formuler pour la récupération des paralysies chez les animaux et l’homme ?

Saluons tout d’abord que l’étude de Nicolas Granger et de ses collaborateurs a été réalisée dans des conditions cliniques avec des animaux  qui souffraient de lésions de moelle épinière et dont les pronostics d’évolution étaient sombres. Les propriétaires de ces patients ont tous donné leur accord pour participer à cette étude clinique.  Preuve s’il en est qu’il est possible de conduire des recherches médicales  de haute volée en toute éthique sans avoir recours à la vivisection.

Le type de lésion de la moelle épinière dont souffrait Jasper est malheureusement assez fréquent chez les chiens. Ils ont souvent des dégénérescences ou des énucléations des disques intervertébraux qui compriment la moelle épinière, endommagent les neurones et bloquent la transmission nerveuse. Pour restaurer cette transmission les chercheurs de Cambridge ont utilisé une propriété remarquable de la cellule nerveuse, sa plasticité. Le neurones sont des cellules qui ont la capacité de développer de nombreuses connections entre elles, jusqu’à 10,000, en développent des excroissances, dendrites ou axones qui se connectent entre eux.  Au cours du temps cette plasticité  a tendance à disparaître pour certains types de neurones, plus spécialement en l’absence de stimulation. Ainsi les cellules nerveuses du nouveau-né destinées à la vision ne se développeront pas si elles ne reçoivent pas de stimulations lumineuses et perdront à jamais leur plasticité. Les neurones de la moelle épinière ont ainsi au cours du temps perdu de leur plasticité. Les chercheurs de Cambridge ont eu l’idée géniale d’aller chercher chez le chien des cellules nerveuses encore douées de plasticité provenant de la muqueuse olfactive de Jasper et de les implanter sur le lieu des lésions de la moelle épinière. De plus ces cellules produisent différents facteurs qui favorisent la neuro-régénération, la re-myélinisation des neurones lésés.

Nicolas Granger et ses collaborateurs ont donc ponctionné des cellules nerveuses de la muqueuse olfactive de Jasper et les ont mis en culture en laboratoire pendant plusieurs semaines. Ils ont ensuite sélectionné les cellules qui paraissaient les plus prometteuses en matière de plasticité et les ont injectées dans la moelle épinière sur le site des lésions observées. Qu’ont-il constaté au cours des 6 mois qui ont suivi l’intervention sur Jasper ?

La coordination entre les pattes avant et les pattes de derrière est réapparue et Jasper s’est mis à marcher de nouveau de manière spectaculaire. Les chercheurs ont pu donc mettre en évidence une réparation des connections locales d’une part due à la capacité des cellules olfactives implantées d établir de nouvelles connections et d’autre part grâce aux facteurs produites par celles-ci favorisant la régénération des neurones endommagés. Cependant, Nicolas Granger n’a pu observé le rétablissement de nouvelles connections entre la zone lésée et le cerveau. Ceci est une limitation importante de cette technique pour son application en médecine humaine. Pour une femme ou un homme paralysés, les plus grands bénéfices attendus d’une restauration concernent la récupération de l’utilisation des bras, des fonctions urinaires et sexuelles  qui demandent, elles, le rétablissement  de nouvelles connections entre les zones atteintes et le cerveau. Malgré cette limitation, le cas de Jasper ouvre de nouveaux espoirs en validant la technique de prélèvements et d’implantation de cellules nerveuses olfactives et en démontrant la récupération de connections locales. A n’en pas douter, cette technique fera partie dans le future de l’arsenal des moyens dont disposeront les médecins pour le traitement multimodal des lésions de la moelle épinière.

Le cas de Jasper nous réjouit à ARCANATURA. Il exemplifie les relations qui existent entre la médecine de nos animaux de compagnie et la médecine humaine. Il démontre que la recherche médicale peut se faire dans des conditions parfaitement éthiques respectant le droit des animaux. Il met en lumière les bénéfices  qu’il est possible d’obtenir des propriétés encore largement inexploitées des neurones notamment leur plasticité.

C’est un axe de recherche qu’Arcanatura poursuit avec l’utilisation du DHA, un oméga 3 particulier qui joue un rôle fondamental dans la structure des neurones et leur fonction de transmission de l’influx nerveux. La production de DHA par l’organisme lui même est insuffisante et il est indispensable d’en apporter par l’alimentation particulièrement pendant deux périodes de la vie de nos compagnons. Entre le sevrage et un an d’âge environ,  la plasticité neuronale est maximum à cet âge et l’apport de DHA améliore les capacités d’apprentissage. Après 7 à 8 ans d’âge,  le DHA permet de retarder la dégénérescence neuronale qui est associée avec la maladie d’Alzheimer du chien âgé. Pour les apports en DHA, Arcanatura a développé le Résolution 3, une source de DHA provenant du phytoplancton, de haute concentration et présenté en pompe doseuse “airless” , facile d’utilisation et qui protège la molécule de DHA très sensible à la chaleur, à l’oxydation et aux UV. Pour en savoir plus.

Xavier

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