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CHIENS CONTRE DROGUES

L'homme et l'animal : un lien extraordinaire - admin - 25/09/2013 - 0 Comments

Dans un centre de thérapie de l’état de Washington aux États-Unis, des adolescents étaient en traitement pour des troubles de déficit de l’attention avec hyperactivité  (TDAH),  des dépressions, des problèmes de dépendance à l’alcool et aux drogues et des stress post-traumatiques. Lindsay Ellsworth de l’Université de Washington toute proche, décida de donner la possibilité à ces adolescents d’interagir avec des chiens lors des temps de loisir. Si un groupe continua à jouer au billard, à des jeux vidéos ou au basket ball, un autre groupe d’adolescents commença à s’intéresser aux animaux.

 

Les adolescents qui rentraient en contact avec les chiens se sont rapidement montrés plus heureux, plus sereins et ont commencé à adopter des attitudes positives et constructives avec le personnel soignant du centre. Lindsay rapporte le cas d’un adolescent souffrant de TDAH qui s’est vite rendu compte que pour ne pas effrayer le chien il devait contrôler son comportement. Le ton de sa voix baissa, ses caresses à l’animal se firent plus douces, ses mouvements plus calculés moins impulsifs. Il paraissait avoir une plus grande conscience de lui-même et de comment il agissait.

 

L’hypothèse émise par Lindsay Ellsworth est que la relation avec l’animal stimulerait la production d’opiacés naturels, les endorphines, qui agissent au niveau des récepteurs du système de récompense ou de renforcement dans le cerveau. Ce système fonctionnel est indispensable chez l’homme comme chez les autres mammifères car il est à l’origine de la motivation nécessaire à la réalisation de comportements adaptés permettant de préserver l’individu.  Un grand nombre de drogues légales et illicites comme l’alcool ou l’héroïne interagissent sur les mêmes récepteurs du système de renforcement que les endorphines naturelles, les récepteurs Mu, Delta et Kappa. L’absorption répétée de ces drogues perturbe et altère le fonctionnement  du système de récompense et aboutit au phénomène de dépendance. Il se pourrait donc que les relations avec un animal en libérant des endorphines naturelles puissent jouer un rôle dans la restauration du système de récompense perturbé par l’utilisation excessive de drogues addictives.

 

Pour en savoir plus:

Linsday Ellsworth de l’Université de Washington aux États-Unis

Le Merrer  et collaborateurs de l’Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire d’Illkirch en France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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